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3 façons de se mettre à courir (quand t’aimes moyen ça)

Publié le

par Lise Lanot

Trois moyens testés et approuvés pour se motiver à aller courir.

3 façons de se mettre à courir (quand t’aimes moyen ça)

© Bays & Thomas Productions, 20th Century Fox Television

Les beaux jours reviennent et je n’ai pas trouvé plus économique, pratique et rapide pour faire du sport en plein air que la course à pied. Pas besoin d’équipe, pas besoin de matériel, seulement d’un peu de motivation. Sachant que cette dernière peut être difficile à trouver, voici trois moyens de se pousser à chausser ses baskets et mettre un pied devant l’autre le plus vite possible.

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Les “runs” collectifs des marques de sport

Je suis loin d’être une spécialiste de la foulée, je ne cours ni particulièrement vite ni particulièrement bien, et j’aime courir avec de la musique très fort dans les oreilles – genre je-suis-en-train-de-me-dépasser-et-j’ai-des-problèmes-existentiels-d’ailleurs-je-suis-le-personnage-principal-d’un-film-avec-une-bête-de-bande-son. J’ai donc souvent évité de courir en groupe.

Quand j’ai décidé de faire chaque jour quelque chose qui m’effrayait, une de mes premières décisions a été d’oser courir avec des inconnu·e·s. Cela est possible grâce aux groupes de courses qui pullulent sur les réseaux. J’ai choisi, un peu par hasard, la “communauté Adidas Runners” de Paris, mais les options sont nombreuses et existent à travers les villes du monde.

© Flora Metayer

Concernant la marque aux trois bandes, le principe est simple. Quasiment chaque jour, un groupe Facebook propose des séances de course dans différentes zones de la capitale. Au programme : sorties courtes, longues, fractionné et yoga.

Au point de rendez-vous, c’est parfois une grosse centaine de coureurs et coureuses qui se réunit. Des groupes sont constitués sur place selon les distances et les allures. Des “référents” gèrent chaque boucle, afin de maintenir l’allure, montrer le chemin et s’assurer que personne ne se perde, ne se blesse ou ne suffoque trop à l’arrière.

Programme de la première semaine de mai 2022.

Jusqu’au dernier moment, selon sa forme physique et sa motivation, on peut choisir une sortie plutôt détente ou rude. L’ambiance est bonne, les niveaux divers et le moment propice aux rencontres. Je me suis rendu compte grâce à ces sorties que j’adorais parler en courant, mais les mutiques peuvent courir en silence sans problème. La participation est gratuite ; une application permet de recenser ses venues, de récolter des médailles virtuelles et, ainsi, de recevoir des petits cadeaux.

Ce qui m’a motivée : Avoir un horaire à respecter, ne pas avoir à penser à un parcours (et en découvrir des nouveaux), savoir que je serai obligée de courir une certaine distance et, au fil de mes rencontres, avoir des gens à retrouver et à ne pas décevoir. Se trouver un cadre à suivre est une bonne façon de se forcer à aller courir sans pour autant se mettre la pression.

Le “bootcamp run” des salles de sport Episod

L’avantage (et l’inconvénient) de la course à pied, c’est qu’on n’a pas vraiment d’excuses : si la météo est trop mauvaise, il est toujours possible d’aller se défouler sur un tapis à la salle de sport. Pour tenter d’améliorer ma forme et mon endurance, j’ai tenté les “bootcamps run” des salles de sport Episod.

© Episod

Dans une salle sombre sont disposés des “Fitbench” (des bancs de musculation équipés de poids) et des “tapis auto-entraînés”. Ces derniers sont incurvés, afin de limiter les chocs articulaires, et s’adaptent à notre foulée sans avoir besoin de régler la vitesse. J’ai mis quelques minutes à m’adapter au fonctionnement, qui devient vite instinctif.

“Ces tapis auto-entraînés vous aident à corriger votre foulée et à augmenter vos capacités aérobies afin d’atteindre un niveau d’endurance record. Vous allez dépenser 30 % d’énergie supplémentaire par rapport à un tapis de course classique”, décrit Episod.

Les séances alternent phases de course et phases d’exercices au sol ou sur le banc permettant de travailler l’endurance (avec des intervalles longs), la vitesse (avec du fractionné), le renforcement musculaire et la forme de la foulée. Je ne vais pas mentir, j’ai craché mes poumons, mais ça valait le coup.

Ce qui m’a motivée : Le coach, sa motivation et ses conseils. Le côté salle sombre, musique à fond et discours motivationnel pourront ne pas plaire à tout le monde mais les résultats sont là. Habituée aux salles low cost sans miroir, j’ai été troublée par le fait de me voir courir au début, mais devoir soutenir mon regard a fini par me motiver encore plus. Bémol, les tarifs ne sont pas adaptés à toutes les bourses.

Se fixer un objectif

Rien de tel pour se motiver qu’une carotte. Ce qui m’a motivée à courir à l’origine, c’est surtout de m’être inscrite sans réfléchir au semi-marathon de Paris – et de l’avoir raconté à tout le monde. Pas besoin de viser des objectifs fous, l’important est de passer la ligne d’arrivée, qu’importe qu’il s’agisse de 10, 21, 42 ou 170 kilomètres. Et pour ne pas trop souffrir le jour en question, la seule solution est de sortir courir.

Ce qui m’a motivée : La honte. Une fois inscrite, hors de question de ne pas finir la course ou de faire un temps trop horrible.

La médaille, la médaille. (© Lise Lanot)

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